En quoi consiste la demande ?

Le renouvellement du permis d’exploitation concerne :

 

Estimation : +/-250 emplois directs et 500 emplois indirects.

  • Sciage de bois ronds d’une capacité de 3 000 M3/jour, soit 700 000 M³ en 2018,
  • 700 à 900 Tonnes de pellets/jour, soit 250 000 T/2018, (ou de quoi chauffer +/-50 000 habitations),
  • 400 MWh/jour soit 140 000 MWh en 2018, soit 80 000 MWh électriques injectés dans le réseau ( la consommation de +/-30 000 ménages ).

Pour l’extension, des constructions sont prévues sur le site précédemment occupé par les entreprises BERTEMES et GOOSSENS : +/- 17 travailleurs (?)

  • 1 deuxième centrale de cogénération au bois usé : 40 000 MWh/an,
  • 1 ligne de fabrication de pellets de 70 000 t/an,
  • 14 chambres de stockage de bois sciés : capacité globale de 200 000 M³/an,
  • 1 hall de stockage de bois séché de 13 000 M²
  • 1 ligne de dépilage/empilage de bois scié,
  • 1 hall de stockage de pièces mécaniques de 800 M² 

La procédure : 

Une séance d’information préalable à la réalisation d’une étude d’incidences sur l’environnement en vue de la demande de permis unique a eu lieu à Ville-du-Bois le 20 mars.

La population peut envoyer maintenant ses questions à l’entreprise et à l’administration communale, pour qu’elles soient prises en considération dans l’étude d’incidences.

Date limite pour faire part de ses préoccupations : le 4 avril.

Le bureau qui réalise l’étude remettra un avis non contraignant à l’entreprise IBV. Celle-ci intègrera (ou non) les recommandations et joindra cet avis à sa demande de permis à la Région Wallonne.

La commune procédera à l’enquête publique, prendra position sur la demande et transmettra le tout pour décision à la Région Wallonne qui accordera ou non le permis.


Les questions soulevées par ce projet :

Il ne nous est pas possible de détailler toute l’analyse des permis précédents et du projet, mais nous reprenons ici les grandes lignes des questions qui touchent aux nuisances que nous avons souvent exprimées.

Les rejets dans l’air : Outre la vapeur d’eau (la partie la plus importante et visible émise par les cheminées), il y a du CO2, NOx et d’autres rejets dans les fumées de la cogénération.

Nous pensons qu’il faut demander comment l’entreprise entretient les filtres, contrôle les rejets des cheminées et réclamer l’accès libre aux résultats des contrôles.

Le bruit : Certains d’entre vous sont plus touchés par les bruits permanents de jour comme de nuit !

Est-on bien conscient du bruit infernal auquel on expose certains habitants ?

Les bois qui tombent, les bib de recul des engins de chantier, les coups d’accélération, la scie mal réglée qui hurle des heures durant, le ronflement des cheminées et des ventilateurs…

50 ou 55 dB en permanence , 40 ou 45 dB en permanence la nuit avant que les camions ne déchirent la nuit dès quatre ou cinq heures le matin…

Idelux a demandé une étude à un laboratoire privé. Il est fort à craindre que les conclusions démontrent le respect des normes…

Quelles dispositions seront réellement prises pour réduire les bruits et comment cette problématique sera-t-elle résolue ? A quelle augmentation de décibels doit-on s’attendre et comment est-elle calculée ?

Poussières et fibres : Les habitants qui vivent autour de la zone d’activité économique ou qui y travaillent sont régulièrement arrosés de poussières, de fibres et particules.

Qu’une voiture soit « blanchie » de poussières, c’est gênant mais que les jardins, les potagers soient couverts de rejets et que les gens respirent en permanence ces poussières, c’est inacceptable, c’est une source de problèmes de santé et une question sanitaire préoccupante.

Nous vous épargnons les réponses vagues reçues à ce jour.

Notre question à l’entreprise : Comment allez-vous gérer une fois pour toutes les rejets de poussières et de particules ? Comment allez-vous neutraliser les tas de « sciures » exposés aux quatre vents et rechercher réellement les points d’émission ? 

Trafic routier : Augmentation des nuisances liées aux transports du bois et des livraisons.

La conséquence n’est pas uniquement l’encombrement des routes; elle implique la sécurité routière, la vitesse excessive des usagers et l’insécurité des riverains des axes routiers, le dépassement du poids de chargement, les rejets de dioxydes d’azote et de particules, ainsi que le bruit permanent des centaines de camions qui traversent la commune, sans compter les déchets jetés le long des routes, des stationnements.

Cette question ne concerne pas seulement cette entreprise, mais elle est une des conséquences de l’activité et de son accroissement comme de la responsabilité politique, de l’immobilisme des autorités.

Quel sera l’impact sur le charroi ? Comment  l’impact sur ce charroi est-il calculé ? Nous avons demandé combien de camions déservent l’entreprise chaque jour ? Nous n’avons pas eu de réponse.  Nous voulons savoir ce qui sera réellement mis en place pour gérer cette question. 

L’intégration sociale et environnementale de telles entreprises ne devrait plus se concevoir sans une structure de dialogue entre la population et l’entreprise. 

Depuis des années, nous demandons la « remise » sur pied du Comité d’Accompagnement !

Mais il faudrait que ce comité ne soit plus soumis au gré du bon vouloir de l’autorité politique locale mais qu’il fasse partie intégrante du permis d’exploitation. 

Il est malsain de laisser chacun ruminer sa colère et élaborer des scénarios émotionnels au lieu de construire un dialogue permanent pour améliorer la situation et réduire les nuisances liées à l’activité de l’entreprise.

Nous réclamons la mise sur pied d’un comité d‘accompagnement et  que ce comité soit imposé dans le permis d’exploitation.

L’activité de l’entreprise génère des déchets, ce n’est pas neuf.

L’imprégnation de bois par trempage, la cogénération, les écoulements d’eau…

Ces déchets sont parfois dangereux et peuvent avoir des conséquences évidentes.

Rappelez-vous la pollution à répétition du ruisseau mais aussi ces pollutions qui ne se voient pas, la pollution du sous-sol avec les résidus, les écoulements, les maladresses et erreurs humaines…

Nous voulons savoir comment sont gérés les déchets, les produits d’imprégnation, les cendres issues de la cogénération… Comment sont-ils analysés, traités, recyclés… Quelle est leur incidence écologique ?

De manière générale, l’expression des nuisances à répétition reste sans réponse ni de l’entreprise, ni de l’autorité locale.

Aujourd’hui, nous sommes consultés pour non seulement prolonger un permis mais augmenter encore l’activité ! C’est un peu dur à avaler. 

Alors notre question :  Comment l’entreprise et les pouvoirs publics vont-ils  prouver à la population une réelle volonté de réduire les nuisances ?


 

Vous avez sans doute bien d’autres questions qui vous préoccupent.  C’est vraiment le moment de les poser pour qu’elles aient une chance de  trouver des réponses. Vous vivez des situations concrètes : décrivez les avec le vécu que cela engendre pour vous.  C’est très important. Mieux que cela, vous ne savez pas comment décrire votre vécu ? Contactez-nous, nous ferons de notre mieux pour vous aider.

Cette liste est loin d’être complète.  Nous allons en tous les cas en poser nous aussi et mettre en demeure les autorités de prendre la mesure des nuisances que nous subissons tous les jours.

Que devez-vous faire ?

Ecrire par lettre ordinaire à l’entreprise et au Conseil Communal de Vielsalm. (le courrier électronique n’est pas prévu dans la procédure)

En résumé, si vous avez des questions concernant ce projet ou si des nuisances perturbent votre quotidien, si vous souhaitez qu’elles soient prises en considération, c’est maintenant qu’il faut vous manifester auprès de l’entreprise et près de l’administration communale.

Plus nous serons nombreux à réagir, plus nos remarques auront des chances d’être prises en considération.

Prenez quelques minutes seulement pour donner votre avis mais ne tardez pas : la date limite est fixée au 4 avril !

 

Vous pouvez vous inspirer des textes qui suivent :